présentation de la wilaya

Présentation Administrative

El Tarf est une wilaya mise en place suite à la division administrative de 1984,elle est située à l'extrême Nord-Est de l'Algérie,elle est bordée :el tarf1

      au nord, par la mer Méditerranée ;

  • à l'Est, par la Tunisie avec laquelle elle partage une longue frontière ;
  • à L'ouest ,par la wilaya de annaba;
  • au sud, par la wilaya de Souk Ahras ;
  • au sud-est, par la wilaya de Guelma ;

Elle comprend 07 Daira et 24 communes:

Daira Commune
El tarf  Ain el assel,Bougous,Zitouna
El Kala  Souarekh,Raml El souk, El Aouin
Drean  Chebaita mokhtar, Chihani
Ben M’Hidi  El Chatt, Berrihane
Bouhadjar  Ain Kerma,Oued Zitoun,Hamam Beni Salah
Besbes  Asfour, Zerizer
Bouteldja  Lac des oiseaus, El Chafia

 Son économie est principalement basée sur l'agriculture et le tourisme.Sur le plan historique cette région a connue la guerre de la révolution, elle a été considérée comme une zone de transit pour le matériel militaire de l’armée de libération,

L'organisation Administrative:

      - la superficie de la wilaya :3339 Km2 .

- Le nombre de la population selon les statistiques de 2010 :est d’environ 424 419 habitants.

-  Le climat de la wilaya : généralement humide, il se décline du nord au sud de la façon suivante :

-une zone côtière qui jouit d’un climat chaud et humide ;

-une zone de montagne qui occupe l’essentiel de la wilaya et jouit d’un climat humide doux au nord et frais au sud.

-Le taux de précipitation annuel est de 900 à 1200 ml

Donnees demographiques :

       Les données chiffrées suivantes sont issues du recensement général de La population  et  de  l’habitat de (2008). Celui-ci  permet  une  analyse démographique complète sur l’ensemble du territoire de la wilaya d’El- Tarf.  

 En  2008,  la  population  de  la  wilaya  est,  d’après  les  résultats du dernier recensement de la population et de l’habitat, de 408 452 habitants et représente 1,2 % de la population algérienne. La répartition des habitants est par contre très inégale. Les communes situées en zone de plaine représentent en effet, 70% de la population de la wilaya  et  les  communes  de montagne 30%.  Avec  un  taux  d’accroissement  annuel moyen de 1,5 % pour  2,4 % au cours de la décennie précédente,  

Au jour d’aujourd’hui le nombre de la population est passé à 424 419 habitants d’après le recensement de 2010,

Tableau : Population et cadre administratif

 

Daïra

Nombre de communes rattachées

Superficie

km2

Population (habitant)

Densité au km2

El Tarf

4

581,66

63 925

109,10

El Kala

4

475,20

48 608

102,29

Ben M’hidi

3

415,30

83 293

200,56

Besbes

3

255,37

75 470

295,53

Drean

3

290,80

73 880

254,06

Bouhajar

4

481,48

46 341

96,25

Bouteldja

3

391,88

38 544

98,36

Total

24

2891,69

430 061

148,78

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  L'economie génerale de la wilaya:

L'économie globale de la wilaya est basé principalement sur la richesse des ressources disponibles à savoir l'agriculture et l'élevage.Les estimations des terres cultivables est de 73.346 hectares, dont 14.000 hectares irrigués dominée par des arbres fruitiers « Abricots, de pêches et agrumes », En outre,l’élevage est estimé à 16953 ovins et 86400 bovins.

Le secteur de l’agriculture emploie près de 28885 personnes, soit 29,45% du nombre total des travailleurs.

La richesse forestière :

Etendu sur une superficie de 167.311 hectares, Soit environ 57% de la superficie totale de la wilaya, on y trouve essentiellement les arbres de liège, les herbes médicinales….

La richesse touristique :

Le littoral de la wilaya s’étend sur 90 km où se trouve 09 plages surveillées et 05 zones touristiques.

Les cultures dominantes :

La wilaya d’El Tarf est caractérisée par de nombreuses cultures en raison de sa vertu touristique, où le nombre de touristes moyens par an peut atteindre les 3,5 millions dans la commune d’El Kala uniquement, ceci fait de la wilaya une region pas comme les autres...

 

El Tarf :une région pas comme les autres

 

En Algérie, la wilaya d’El-Tarf est caractérisée comme cité,par deux principales vocations, le tourisme et l’agriculture.

Elle dispose d’un peu plus de 72 000 hectares. Le rendement, selon les moyens de travail engagés, varie entre les 15 à 20 quintaux à l’hectare pour les céréales, les conditions climatiques y jouent, entre autres, un rôle prépondérant.

La vocation touristique apparaît à travers la diversité de ses nombreuses et indéniables potentialités, ainsi que les sites historiques et archéologiques résultant du passage de plusieurs civilisations, les stigmates sont encore présents en plusieurs lieux et contrées de la wilaya. Elle recèle des atouts certains, uniques en Algérie et rares à travers le monde.

Son littoral s’étend sur 90 km , composé en majorité de plages. Les autorités locales en auraient recensé une douzaine, mais leur nombre dépasse largement ces statistiques. Les capacités d’accueil journalières atteignent environ 392 000 estivants. Notons au passage que la réputation de certaines plages de la wilaya dépasse nos frontières, à l’image de cap Rosa, la Messida , la vieille Calle et, surtout, la plage d’El-Hannaya,

   

 

Tout le long du littoral sont réparties 5 zones d’expansion touristique, composées de 3 sites magnifiques : la Mafrag ouest, 1 150 ha , composée de 3 sites, Chatt Joinville et El-Battah ouest. Les actions entreprises par certains investisseurs n’ont pas donné les résultats escomptés. Les infrastructures touristiques, en dépit des encouragement tous azimuts, sont à un stade embryonnaire. La zone du Mefrag est ( 1 700 ha ) comporte 4 sites : El Battah , Moudjab-Draouch et la Marsa , la zone d’expansion touristique de Hannaya, 870 ha , (Hannaya, Belhadj et Aïn Taouka). La ZeT de cap Rosa, 900 ha : cap Rosa, Capliona et la Calle prisonnière, la Zet Messida , 565 ha , un seul site du même nom d’une superficie de 45 ha aménagé et prêt à l’investissement.

Bienvenu à la Calle

 La calle est, à 86 kilomètres de Bône, sur la route menant à Tunis, un petit port qui, par sa position et sa vie paisible, n’a pas manqué de susciter de l’intérêt.Le voyageur qui dévale les derniers tournants de la "Route de Bône" pousse un cri d’admiration : un panorama unique s’étale devant lui. La mer,  et tout ce qu’elle comporte de beauté et de splendeur, fait corps avec le paysage. Au loin, deux clochers qui tendent les bras vers le ciel, dominent l’ensemble, un ensemble où les gratte-ciel et les buildings sont ignorés.

   

La calle et l’Église des Corailleurs

 

Tunizia au temps des Romains, Marsa-El-Kharaz (le port aux breloques), puis Marsa-el-Djoun (le Port de la Baie), elle devint par déformation la Calle de Marsacarèse par les Français, puis finalement la Calle ou Kala (plus exactement Qala) en arabe (terme marin synonyme de débarcadère) La cité possède le passé le plus pur de toute l’Algérie. Il a symbolisé, pendant des siècles, cette entente franco-algérienne que beaucoup ont désirée.

 en 1524, un Corse, Tomas Lencio, acheta pour le compte de la Compagnie Marseillaise, le privilège de s’installer à La Calle, pour la Pêche et la vente du corail , La concession devint très vite un foyer très actif où Européens et Algériens apprirent à se connaître, à vivre ensemble, sous l’égide du "Bastion de France". Attirés par l’appât du gain, des milliers de pêcheurs méditerranéens, pour la plupart d’origine italienne, s’installèrent au Bastion. Ils menèrent une vie dure, loin de leurs familles, car la compagnie ne tolérait pas la présence de femmes, afin d’obtenir toujours un excellent rendement. l’Église Sainte Catherine, qui n’a donc connu ni mariages, ni baptêmes. Jusqu’à la fin du XVII émé siècle, "la Vieille Calle" mena aussi une vie riche et exaltante. Le paludisme faisait pourtant des ravages. Sous l’impulsion de Hely, directeur de la Compagnie, le site de l’actuelle ville de La Calle est alors choisi pour la résidence des corailleurs. C’est "La Presqu’île" qui devient le lieu d’habitation de l’ensemble des employés  de la société. La maison des gouverneurs s’installe avec autorité au voisinage d’un petit bâtiment de style provençal qui constituera l’Église des Corailleurs, celle ci fut classée monument historique par arrêté du 10 Septembre 1953.

La Calle inoubliable

 

Symbolise à merveille le déroulement des peuples et des races qui se sont succédé sur nos rivages africains. Admirable région certes, car nulle contrée n’offre avec autant d'’intensité toutes les séductions de la terre algérienne, la douceur exquise du climat bien supérieur à celui de la Côte d’Azur en hiver et à celui des plus belles plages de France en été, la beauté et la diversité des paysages et des sites environnants, l’exotisme et le pittoresque de l’Orient, sans oublier l’intérêt qui s’attache aux civilisations disparues et à tout un passé prodigieusement riche en souvenirs.

El Tarf c'est aussi le cimetière Français,

 

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 Le Park animalier de brabtia 

 Le parc animalier de Brabtia, sis dans la commune d’El Kala est situé sur la RN 84A entre la commune d’El Kala et Berrihane et à 10 Km du chef-lieu de wilaya. Il couvre une superficie de plus de 200 ha et compte près d’une centaine d’animaux vivants dans des enclos et en semi-liberté. Le parc, qui dépendait auparavant du parc national de Ben Aknoun, a été transformé dernièrement en un Epic en 2013  et ce, pour avoir une gestion autonome et plus rationnelle de ses ressources. En plus de son rôle premier, de parc zoologique, il offre plusieurs autres prestations dont la restauration et des jeux pour enfants.

Le parc animalier de Brabtia s’enrichit d’une manière constante et continuelle d’animaux de toutes espèces, pouvant, dorénavant, se prévaloir d’un rang international au vu du nombre et de la panoplie d’animaux qui y vivent. un nouvel arrivage de 3 femelle lémurs-catta, offerts par le parc zoologique de Friguia de la ville de Sousse en Tunisie rejoignent le parc animalier de Brabtia où ils auront un compagnon lémur-catta de sexe mâle.
Le parc fait partie d’un programme international pour la protection, la préservation et la reproduction de l’espèce lémur-catta, qui est protégée parce qu’en voie de disparition.
Pour rappel, le lémur-catta est un animal qui mesure environ 40 cm et pèse entre 3 à 4 kilogrammes. Il est reconnaissable à sa queue rayée de 14 anneaux en noir et blanc. On le trouve qu’à Madagascar, dans le sud de l’île, dans la savane arbustive.

Par ailleurs, le parc a reçu un autre don venant du zoo Belvédère de la ville de Tunis. Il s’agit d’un couple de cochons du Viêtnam, appelé communément, le cochon noir.

Les zones humides

 

La wilaya d'El Tarf compte neuf zones humides classées Ramsar d'une richesse faunistique et floristique exceptionnelle, sur un total de 50 sites à l'échelle nationale.

L'importance de la sensibilisation à la protection de cet écosystème lacustre unique, partie intégrante de la réserve de la biosphère depuis 1990, revient chaque pour garantir un développement durable de cette biodiversité".

L'enjeu est de "s'intégrer dans la ligne de conduite de la convention de Ramsar pour l'année 2014 qui a choisi pour thème "Les zones humides et l'agriculture : cultiver le partenariat".

Il reste que bien qu'elles jouent un rôle important dans les processus vitaux, entretiennent des cycles hydrologiques et accueillent poissons et oiseaux, les zones humides sont confrontées à de nombreuses menaces.

 Tout comme les forêts tropicales, les zones humides sont détruites à un rythme sans précédent. Privées parfois de leur eau par des pompages excessifs ou par la construction irréfléchie de barrages, elles sont même complètement drainées au profit de l'agriculture et même pour l'urbanisation.

le dernier recensement effectué en 2006 a dénombré 1.451 zones humides en Algérie, dont 762 sont naturelles. Aujourd'hui, le nombre de zones humides dépasse le millier si l'on inclut oueds, grottes, oasis, dayas, et zones côtières. Cinquante (50) sites sont classés sur la liste de Ramsar des zones humides d'importance internationale, avec une superficie de plus de 2,5 millions d'hectares, soit quelque 50% de la superficie totale estimée des zones humides en Algérie.

La wilaya d'El Tarf est reconnue pour être une wilaya agricole et rurale, mais elle est également considérée comme la région par excellence des zones humides.D'ailleurs, les deux premiers sites Ramsar inscrits en Algérie sont situés dans cette wilaya (le lac Tonga et le lac Oubeira).

El Tarf renferme les plus grandes zones humides d'Afrique du Nord. Le lac Tonga, réserve intégrale d'importance internationale pour les oiseaux d'eau, se caractérise par une importante couverture végétale en mosaïque offrant un refuge hivernal idéal pour plus de 25.000 anatidés et foulques.

Ce lac, en communication avec la mer Méditerranée par le biais du canal Messida, constitue également un site de nidification pour de nombreuses espèces dont certaines sont très rares, à l'exemple de l'érismature à tête blanche, le fuligule Nyroca, la poule Sultane et la guifette Moustac.

 La réserve intégrale du lac Tonga est un bon exemple de zone humide représentative, rare et unique de type zone humide naturelle de la région méditerranéenne, se situant dans un complexe de zones humides qui viendrait en troisième position après ceux du delta de l'Ebre en Espagne et la Camargue en France.

Le Tonga, qui s'étale sur 2 700 hectares, compte une centaine d'espèces végétales appartenant à une quarantaine de familles botaniques dont plus de 40 % sont classées entre "assez rares" et "rarissimes", à l'exemple de la nymphaea alba et de l'utricularia exoleta, auxquelles s'ajoutent une vingtaine d'insectes, de reptiles et d'amphibiens (grenouilles, crapauds de Mauritanie, lézard ocellé et couleuvre vipérine. Autant de variétés et de richesses qui nécessitent protection et préservation.

Tout comme le Tonga, le reste des zones humides, telles les réserves intégrales des lacs Oubeira et Mellah, dans la commune d'El Kala, la Tourbière du lac Noir (Berrihane), les Marais de la Mekrada (Berrihane et Ben M'Hidi) et les aulnaies de Bourdim, joue un rôle important dans la maîtrise des crues en période d'hiver, le captage des sédiments et matières arrachées par les crues en amont et charriées vers les lacs et la stabilisation des dunes littorales.

 EL KALA une histoire très ancienne

 Le nom d'El Kala a, de tout temps, évoqué le corail rouge, le plus beau de toutes les mers selon le géographe El Idrissi (1150). El Sahel El Mordjane (le littoral du corail), s'étend en effet de Tabarqa en Tunisie jusqu'au Cap de Garde à Annaba.

La région d'El Kala compte sur l'ensemble de son territoire un nombre considérable de sites historiques qui recèlent d'innombrables vestiges de civilisations éteintes. Le patrimoine préhistorique, attesté par la découverte d'outils lithiques, remonte au paléolithique inférieur (- 1,8 million d'années à - 100 000 ans). Les vestiges mégalithiques (dolmens, meules, pressoires, sarcophages, monuments funéraires) disséminés à travers le territoire, particulièrement dans les massifs montagneux de Bougous, de Segleb et de djebel El Ghorra, témoignent de la présence d'une civilisation protohistorique et antique. C'est, également la région du pays qui a donné le plus de pièces en volume pour la période puniquo-libyque. La concentration des foyers historiques dans les zones montagneuses ou sur le littoral atteste de l'existence d'une activité agricole caractérisée par la céréaliculture, la culture de l'olivier principalement et d'une activité maritime basée sur la pêche du corail et le commerce. Les seuls vestiges phéniciens de la région sont ceux des ruines du comptoir commercial du Cap Segleb (Cap Roux). La présence de colonnes, de chapiteaux, d'amphores et en particulier de pressoirs à huile d'olive, concentrés généralement dans les piémonts, les plaines et le littoral, témoigne de l'époque romaine.
Les rares monuments significatifs représentant la période médiévale sont localisés dans la région, à savoir : la forteresse ou comptoire fondé vers le 9ème siècle par les Aghlabides de Mahdia (Tunisie) ainsi qu'une forteresse Génoise sutués à proximité de la plage du Cap Segleb ; le Fort Moulin édifié par les Ottomans sur les hauteurs du port d'El Kala.

 el kala

 

 C'est à partir du 16ème siècle, avec l'arrivée de méridionaux européens que le commerce du corail prend véritablement son essor à Mers El Kharez. Deux négociants Marseillais d'origine Corse, Thomas Lenche et Carlin Didier, obtinrent de la Régence d'Alger, l'autorisation de pêcher le corail sur toute la côte orientale de la Barbarie moyennant une très forte redevance annuelle. Vers 1553, ils fondèrent à 10 de Km à l'ouest de la Calle, au lieu-dit la Vieille Calle, la première Compagnie du corail qui sera baptisée le "Bastion de France". Premier établissement français en Algérie, la concession devint très vite un foyer très actif où des milliers de pêcheurs méditerranéens, pour la plupart d'origine italienne, s'installèrent au Bastion. C'est la Presqu'île de la Calle qui devient le lieu d'habitation de l'ensemble des employés de la société et constituèrent une véritable petite colonie. Les bénéfices tirés de la vente du corail étaient considérables et faisaient prospérer les principales tribus locales : les Mazoule, les Nahd et les H'nencha. Mais bientôt d'autres produits du sol algérien vinrent s'y joindre clandestinement, en particulier les céréales, les cuirs, les chevaux et la laine. En échange, des draps, des soieries et surtout des armes étaient importés. L'histoire du Bastion de France est coupée d'incidents déclanchés par représailles sur ordre du dey ou par le brigandage indigène. Marchands et envoyés du roi de France ont tendance à se considérer comme en pays conquis et à transformer en place forte une concession qui, selon les traités, doit demeurer exclusivement comptoir commercial réservé uniquement à la pêche au corail. L'établissement sera plusieurs fois détruits et reconstruits.

 

 drean


En 1628, le dey accorda à Sanson Napollon, un Capitaine Marseillais d'origine Corse, la réouverture de la concession et le droit de pêche dans le Sahel El Mordjane. Sanson, nommé gouverneur des établissements, releva les constructions du Bastion et créa en quelques mois un véritable port. De 1628 à 1633, les établissements eurent une prospérité qu'ils n'avaient jamais connue. A côté des activités de la pêche du corail, Sanson s'adonnait à une autre activité beaucoup plus rentable mais illicite, celle de l'exportation des céréales. Il ne s'embarrasse guère de scrupules et viole les dispositions du traité en fortifiant le Bastion jusqu'à en faire une véritable citadelle. En 1633, ses ambitions militaires et ses rêves de conquête se volatilisent. Il sera abattu d'une mousquetade génoise en voulant s'emparer de Tabarka, comptoir de pêche tenu par les Génois. son corps fut jeté à la mer et sa tête fut clouée sur une porte du Fort Génois de Tabarka. Après sa mort, son successeur, Sanson Lepage continua à pratiquer la contrebande des céréales à destination de Marseille en échange d'armes et de munitions pour les tribus locales. Irrités par ce trafique, les autorités de la Régence ordonnent en 1637 la destruction du Bastion. La concession de pêche subira une suite ininterrompue de destructions et de reconstructions, consécutive aux pillages des indigènes et essentiellement à la contrebande des concessionnaires français. En 1741, un édit de Louis XV crée la "Compagnie Royal d'Afrique", dont le siège est à Marseille. Cette société au capital énorme, achète le Bastion avec ses équipements. Dans la seconde moitié du 18ème siècle, le commerce français fut très prospère en Algérie. La Compagnie Royale d'Afrique garda l'exploitation des Concessions d'Afrique pendant près de 60 ans, de 1740 à 1793. Elle se livrait surtout au commerce des blés. La Régence aussi était gagnante : toute cette activité, piraterie et négoce, était fructueuse pour les dignitaires algériens. Après la rupture des relations avec la France, au début du 19ème siècle, le Divan d'Alger concède le Bastion aux Anglais pour une période de 10 années. Si la Calle a moins d'énergie que pendant les périodes précédentes, les Anglais ne font pas que de mauvaises affaires. Ils exploitent avec une grande efficacité, les forêts de chênes et de cèdres de la Calle. Le bois récupéré est utilisé dans sa totalité pour le bénéfice de la flotte anglaise.
Profondément irrité contre l'Angleterre par le spectaculaire bombardement de lord Exmouth sur Alger, en 1816, le dey refusa de renouveler le traité et reprit les concessions et les offrit de nouveau à la France. Les Concessions d'Afrique suscitèrent cependant des querelles interminables et furent souvent la cause ou le prétexte des hostilités entre la France et la Régence d'Alger jusqu'à la prise d'Alger en 1830. La Calle est définitivement occupée en 1836 par la cavalerie Française, à leur tête Berthier de Savigny. L'Algérie conquise, la Calle se repeupla peu à peu avec le retour des corailleurs européens. La presqu'île se releva des ses ruines et une nouvelle agglomération voit le jour sur la terre ferme d'en face pour former la ville actuelle d'El Kala.

Photos de la wilaya

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 El Tarf c'est aussi frantz Fanon.....

 

Frantz Fanon, né àFort de France en Martinique. Il reçoit son éducation au lycee Victor schoelcher où il enseigne à l’époque.En1943 il s'engage dans l'armée reguliere après le ralliement des antilles augénéral de Gaulle. Parti se battre pour un idéal, il est confronté à « la discrimination ethnique,. Après son retour en Martinique, où il passe le baccalauréat, il revient en France métropolitaine. Ayant reçu une citation par le Général Salan, il obtient une bourse d'enseignement supérieur à titre d'ancien combattant, ce qui lui permet de faire des études de medecine, tout en suivant des leçons dephilosophieet depsychologieà l'université de   de Lyon

 En 1953, il devient médecin-chef d'une division de l' hopital psychiatrique de Blida et y introduit des méthodes modernes de « sociothérapie » ou « psychothérapie institutionnelle », qu'il adapte à la culture des patients musulmans algériens 

 Dès le début de la guerre ici en Algerie, en 1954, il s'engage auprès de la résistance nationaliste et noue des contacts avec certains officiers de l'ALN armée  de la libération nationale ainsi qu'avec la direction politique du FLN,. Il remet au gouverneur Robert Lacoste sa démission de médecin-chef de l'hôpital de Blida-Joinville en novembre1956puis est expulsé d'Algérie en janvier 1957.

 Atteint d'une leucémie, il se fait soigner à Moscou, il meurt le 6 décembre 1961 à l'âge de 36 ans. Sa dépouille est inhumée au cimetière des « Chouhadas »dans la commune d'Aïn Kerma(wilayad'El-Tarf).

Frantz fanon est devenu pour de nombreux un intellectuels un moudjahid. Au jour d'aujourd'hui la wilaya d'El Tarf commémore son devouement et son courage . et y est reconnu une sur le plan culturel .

Thermalisme

Pour les partisans du naturel et des médecines douces, il existe des fontaines chaudes ou hammams. La légende attribue leurs bienfaits a quelques saints de la région aux mausolées avoisinant très souvent la source.C'est ainsi qu'on entend parler de hammam "Sidi Trad" et de Hammam "Sidi Djaballah"...

Gastronomie et traditions

Il faut gouter aux fruits de mer de la région: moules oursins, palourdes, huitres langoustes et crevette. Les touristes craquent souvent devant un bon loup grillé aux herbes de la région: thym, romarin et laurier.une daurade ou une friture d'argentins au gout étonnant.

La macaronade Calloise et la bouillabaisse du pêcheur préparées selon un véritable rite épateront sans nul doute le fin gourmet.

la population des agglomérations rurales a El Tarf sont réputées par leur hospitalité légendaire. Elles offrent aux visiteurs une bonne "kesra chaude "a la miche dorée accompagnée d'un pichet de l'ben ou de beurre et du miel.

Les visiteurs de Bougous, Jnien ou encore de Bouhadjar peuvent vous offrir une bonne "assida" servie avant le traditionnel couscous ou en remplacement de ce dernier au cours des zerdas. A l'époque on célébrais la "zerda" de "Sidi Khaled" c'est une extraordinaire manifestation de convivialité ou résonne très fort la musique folklorique de la région "tabla et zourna".

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Adresse: Cité Administrative, Ex Siège de la Wilaya, El Tarf ; pointrougeTél: +213 038-60-10-24;  pointrougeFax: +213 038.60.15.66; pointrougeE-Mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.